قصيدة للشاعر موضوع امتحان العربية / سنة ثالثة / كلية الآداب سوسة / جوان 2007
...أنا كل يوم
أعود على قاب قوسين
من نوبة القلب و الانفجار
أرى الأرض هاربة من خطاي
و من حولي الشمس
ترصدها المقصله
و أرى الريح
تابت عن الجمرة الشاعله
كل يوم أعود بلا رغبة
في اجترار الحياة
كما علبتها الكواليس و الشائعات
و بعض القوانين والواردات
أنا
كل يوم احن الى عالم يستجيب
لأحلامنا
و يفوح برائحة الشعراء
تسرح آفاقنا من ضباب الخطب
كل يوم
أعود إلى زوجتي طافحا بالغضب
تستفزّ الإذاعة عقلي
و تكذب تلك الجرائد في زعمها
أن ليلى مضت
و مضى عشقها
من خيال العرب
من قصيدة : ملل الواردة في ديوان : دعي الكلام...لي الصادر سنة2000
وطن العنب
من أين تأتى الريح
يا شجر الشوارع
من أين يأتيك الحريق؟
هي الجدران شاخصة كجاسوس غبيّ
هي الحانات يتبعها النعيق
أيا جاسوس... قف
ــ ما اسم الشراب؟
عرب كعنقود العنب
كثر العصير هنا كما نسل الذباب
و الكأس شاربة الغضب
الكأس أولها انتشاء
الكأس آخرها تعب
شجر الشوارع شاهد
يرمي بأجيال الورق
من اين يلدغه التراب؟
من اين يأتيه القلق؟
سيمر قرن و السكارى في شغب
سيمرّ قرن و البلاد...
..........وطن العنب
1988
بعد حين..
تمر كما مرت البارحه
سأقول لها لم انم
و تقول كما قالت البارحه
كيف تسهو عن الجرح
و الجرح لم يلتئم ؟
و لو أنني ما سهوت ..
و لكن سهرت
مع الجرح انكؤه
لتنام على مهلها الجارحه
****
بعد حين تمر...
وقد لا تراني
و إن أمعنت في التجاهل
أو في الدلال أصر...
لعل الكلام الذي يبتدي
يستمرّ
****
مضت ساعة ثم أخرى
و ثانية....و السويعات تغدو مديده
تقلبت مثل الجريده
و أومأت للنادل المشرئب إلى الطاوله
قال لي:....
هل صحيح انتظار الحبيبة مرّ؟
ـ نعم...و أصر
فقال:ـ و مرت ولم ترها
لقد كنت منشغلا باشتعال السجائر
مرت...
و ما بادلتك السلام
كما اعتادت البارحه./.
ياتي المطر
و ينزّ من ريح الشمال
يروي الخبر
عطش الجنوب فلا يقال
يبدو الحجر
شوكا اذا فقد الرمال
يمضي المطر
و تظل تبكيه التلال
نحن الشجر
ام نحن في الدنيا ظلال؟
احلى قمر
ما كان ببدا من هلال
يفنى العمر
و تظل تحملني الجبال
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-Poème liminaire trauction Dr. Othman ben Taleb Prends-moi au mont des prières Les errants viendront aussi
Et pose les coupoles de la passion Au fond des cieux Laisse-moi à ma douleur, un peu Puis prends l’encre de la détresse…et pars.. Dis aux petits d’escalader la corde des mots Et ne laisse pas la matrice de la bien aimée Dans l’obscurité *** Prends-moi vers le temps du sacrifice Les errants viendront à la foi promise Fais pour eux une couche du corps du poème Et dis-leur : Passez comme vous voulez vers moi *** Prends-moi Vers le temps des rencontres et dis aux arrivants : Soyez mystiques en présence du poème Assiégé par la foi et les fidèles Armez-vous du signe Les pas de la terre sont immobiles Et la terre …ne vit pas sur un seul pilier La terre ne verdit pas d’une seule source Et le soleil se lève chaque matin Sur les chaumières …avec un nouveau rêve *** Prends-moi vers le brasier du poème Que je verse dans les veines glacées Le feu de la passion Et que monte encore notre prière dans le temple « Ô priez » Pour la terre du Dieu et le beau pays . Priez pour le soleil et la douceur des songes Ou priez Pour une marche à l’affût des paroles *** Prends-moi vers une tour dominant les colombes Prends-moi et marche … vers la mer Nous ouvrirons les chemins *** Prends-moi vers le troupeau des peuples Rétablir le royaume du poème Loin de loups voraces Redistribuer les rues du pays Ouvrons les portes …au soleil nouveau Et aux amis *** Prends-moi vers un pays –comme Dieu- Qui verse le poème dans les ruines ? Car le Dieu de tous, comme le beau pays Poursuit fidèlement sur les tribunes Les traces du poème Et la terre attend encore les décombres Comme une femelle Assiégée par la fièvre des femmes. Laisse-moi la parole p.15 Oiseau du paradis Un enfant se repose sur mon bras Et demande ou est le pays ? Le chemin mène vers un amas de cendres Le vent porte l’odeur des mots Et un chat malheureux Et les nouvelles de quelques femmes…et un voleur… Mon fils a reposé sa tête sur moi et dit : -Me vois-tu une issue ? -M’as-tu imaginé un brasier et des braises ? Tu n’as pas goûté encore à cette patrie Bleue… Bleue et amère Il a dit des choses dans ma vision virtuelle A escaladé… Les routes trompeuses sont devenues des serpents Et le désir nostalgique a défié mes pas S’est endurci en moi La terre est-elle une bombe …ou un cercle orbital ? Mon fils a-t-il voulu que je le perde Ou a-t-il allumé un cierge Et détruit le royaume de l’obscurité ? Amertume du sucre p.67
Traduit par Dr. Othman Ben Taleb Le monde était boiteux
1) Lahay Comme provoquant le sud Et une autre séduisant le nord Et entre les deux une plume Qui savoure son jeu Comme une femelle maîtrisant la grâce Quand le vent souffle elle se penche Et quand la justice se tait elle se tend Instable… Elle essaye les sonorités des langues Poursuit le visage des juges Et observe les regards des passants Cherchant un témoin improbable Et s’il ne vient pas La justice tombe Elle crie…mon dieu Je n’ai pas mis le sud As-tu élevé le nord ? 2) alkods (Jérusalem) Dis-le…. Et meurs O aube de la vie qui ne s’est pas levé O toi la fin de la peine gracieuse O toi cœur généreux qui n’a pas supporté Dis –le … Remue le terre immobile O toi semence des orages ..et donne ta pluie Le vent arrive Il viendra sans doute Avec la poussière et le tonnerre Avec l’hiver L’hiver viendra … Avec le soleil aux traits pâles et le printemps se réveillera de sa douleur silencieux Dis-le …et marche Toutes les belles ont leur discours élogieux Maintenant tu sais la réponse de Dieu Tu sais ce qui se passe ..et comment Tu compte toutes les peines subies Et les barbaries Sois comme elle …un rêve qui vient vers toi De tous les minarets … Comme une vision Cueille les étoiles de la terre Et sème-les comme tu veux Des coupoles à ta droite.. Et continue 3) Assemblée Des lèvres sur la lettre M Des lèvres sur la lettre B Louange à Dieu qui a appris aux hommes L’art des mots Et a inspiré aux gens D’ignorer la dignité des poètes Des lèvres sur la lettre M J’ai vu des rues silencieuses Les orateurs et les ambassadeurs J’ai loué Dieu qui a envoyé des colombes Très loin …pour pondre Elles ont pondu l’éclosion d’ailes de paix Et quelques lèvres sur la lettre B Louange à Dieu qui a inspiré aux poètes de briser la bride Les lettres passant comme des soldats bien rangés Tantôt trottant dans la gorge Tantôt s’en allant vers L’assemblée des grands Leurs tarbouchs s’inclinent alors de honte A l’arrivée des poètes Et quand dense le palais et le buste Les verres tournent A la santé de langues . .qui ont oublié la lettre........ .............. B Du trou du monde Le monde paraît plus vaste
Si je perds ma mémoire Mais Chaque matin se lève ma tragédie Chaque matin Se brise ma fenêtre Et le soleil se pointe comme un voleur Mes paupières m ‘ouvrent
Le feu me réveille
Et je vois le monde plus
Etroit
Qu’il m’en faudrait |
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Ma fiancée Toute seule, Dans l’immense rivière De rêve et de tendresse Elle s’est endormie Me laissant au bord du lit Comme un soldat solitaire Prisonnier de mon poème Puisant du fond de moi-même Le mot inédit Rien n’empêche ma fiancée de filer Ni mon âme, ni mon calme Ni mes lèvres enflammées Par les bouts de cigarettes Tous les soirs elle répète : Va chasser tes poèmes Au delà de mon royaume Et dés qu’elle se réveille Du cœur de ma poésie Elle sera comme toujours Enragée de jalousie../ TRILOGIE DES QUEUEx
PREMIERE QUEUE
Pauvre chien Insulté par les enfants Et pourtant Il est fidèle et innocent Le chien s’échappe Et les enfants le suivent en aboyant Brusquement Il tient sa queue et l’arrache Pour en faire des moustaches AUTRE QUEUE
La belle femme voudrait Porter la queue du renard « elle voudrait un foulard » Elle invite le renard pour jouer Mais il comprend qu’elle est menteuse Jette sa queue autour du cou Et lui montre ses canines QUEUE COMPLETE
L’homme le plus élégant Debout comme un portier Fouille sous ses vêtements A la recherche d’un nom , d’une clef , D’un numéro Cet homme si orgueilleux s’interroge Pourquoi est-il sans queue ? Oh mon dieu ! L’homme figé comme un bâtiment Se convertit en une queue Et se serpente derrière UN HOMMES
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Sueur irakienne
Qui pourrait m’emmener la dernière braise mourrante ? Ou l’ultime mèche brûlante Qui pourrait retourner les vents ? La millième calamité est passée Et la mère des affligés S’est livrée à ses larmes Qui pourrait me rendre la raison ? Il ne me reste plus le temps Pour sculpter la réponse Notre selle est délaissée Et cette maudite langue de chien de chasse Maîtrise bien ses aboiements Les sueurs de l’Irak sont perdues en vapeur Et pourtant…. Il n’y a jamais de sang sans blessure *** Ce sont là les cimetières Marchons-nous sur nos frères ? Des cadavres empilés Marchons-nous sur nos frères ? Des cadavres empilés Alors combien l’Irak a-t-il sacrifié ? Et pourtant il est fier de ses dons Pour qu’il reste dans ce monde de tyrans Quelques fronts…. Quelques braises….. Quelques mèches de fierté ./.
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