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blog d'un poète tunisien francophone medecin et homme de theatre

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Blog crée le 09 Mars 2007
Blog modifié le 16 Juin 2007

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Samedi 16 juin 2007 à 15h01
قصيدة الامتحان

 

قصيدة للشاعر موضوع امتحان العربية / سنة ثالثة / كلية الآداب سوسة / جوان 2007

...أنا كل يوم

أعود على قاب قوسين

من نوبة القلب و الانفجار

أرى الأرض هاربة من خطاي

و من حولي الشمس

ترصدها المقصله

و أرى الريح

تابت عن الجمرة الشاعله

كل يوم أعود بلا رغبة

في اجترار الحياة

كما علبتها الكواليس و الشائعات

و بعض القوانين والواردات

أنا

كل يوم احن الى عالم يستجيب

لأحلامنا

و يفوح برائحة الشعراء

تسرح آفاقنا من ضباب الخطب

كل يوم

أعود إلى زوجتي طافحا بالغضب

تستفزّ الإذاعة عقلي

و تكذب تلك الجرائد في زعمها

أن ليلى مضت

و مضى عشقها

من خيال العرب

 

من قصيدة : ملل الواردة في ديوان : دعي الكلام...لي الصادر سنة2000

Vendredi 16 mars 2007 à 14h10
patrie de l'ivresse

وطن العنب

من أين تأتى الريح

يا شجر الشوارع

من أين يأتيك الحريق؟

هي الجدران شاخصة كجاسوس غبيّ

هي الحانات يتبعها النعيق

أيا جاسوس... قف

ــ ما اسم الشراب؟

عرب كعنقود العنب

كثر العصير هنا كما نسل الذباب

و الكأس شاربة الغضب

الكأس أولها انتشاء

الكأس آخرها تعب

شجر الشوارع شاهد

يرمي بأجيال الورق

من اين يلدغه التراب؟

من اين يأتيه القلق؟

سيمر قرن و السكارى في شغب

سيمرّ قرن و البلاد...

..........وطن العنب                 

1988

Vendredi 16 mars 2007 à 14h07
imtided

امتــداد

 

بعد حين..

تمر كما مرت البارحه

سأقول لها لم انم

و تقول كما قالت البارحه

كيف تسهو عن الجرح

 و الجرح لم يلتئم ؟

و لو أنني ما سهوت ..

و لكن سهرت

مع الجرح انكؤه

لتنام على مهلها الجارحه

       ****

بعد حين  تمر...

     وقد لا تراني

و إن أمعنت في التجاهل

 أو في الدلال أصر...

لعل الكلام الذي يبتدي

                يستمرّ

     ****

مضت ساعة ثم أخرى

و ثانية....و السويعات تغدو مديده

تقلبت مثل الجريده

و أومأت للنادل المشرئب إلى الطاوله

قال لي:....

هل صحيح انتظار الحبيبة مرّ؟

ـ نعم...و أصر

فقال:ـ و مرت ولم ترها

لقد كنت منشغلا باشتعال السجائر

مرت...

و ما بادلتك السلام

كما اعتادت البارحه./.

 

Lundi 12 mars 2007 à 22h36
nord-sud

شمال/جنوب

ياتي المطر

و ينزّ من ريح الشمال

يروي الخبر

عطش الجنوب فلا يقال

يبدو الحجر

شوكا اذا فقد الرمال

يمضي المطر

و تظل تبكيه التلال

نحن الشجر

ام نحن في الدنيا ظلال؟

احلى قمر

ما كان ببدا من هلال

يفنى العمر

و تظل تحملني الجبال

Dimanche 11 mars 2007 à 22h17
poemes traduits

-Poème liminaire    

trauction Dr. Othman ben Taleb

Prends-moi au mont des prières

Les errants viendront aussi

Et pose les coupoles de la passion

Au fond des cieux

Laisse-moi à ma douleur,

 un peu

Puis prends l’encre de la détresse…et pars..

Dis aux petits d’escalader la corde des mots

Et ne laisse pas 

la matrice de la bien aimée

Dans l’obscurité  

***

Prends-moi

 vers le temps du sacrifice

Les errants viendront à la foi promise

Fais pour eux une couche du corps du poème

Et dis-leur :

Passez comme vous voulez vers moi  

***

Prends-moi

Vers le temps des rencontres 

et dis aux arrivants :

Soyez mystiques en présence du poème

Assiégé par la foi et les fidèles

Armez-vous du signe

Les pas de la terre sont immobiles

Et la terre

…ne vit pas sur un seul pilier

La terre ne verdit pas

 d’une seule source

Et le soleil se lève chaque matin

Sur les chaumières

…avec un nouveau rêve  

***

Prends-moi vers le brasier du poème

Que je verse dans les veines glacées

Le feu de la passion

Et que monte encore notre prière dans le temple

« Ô priez »

Pour la terre du Dieu et le beau pays  .

Priez

 pour le soleil et la douceur des songes

Ou priez

Pour une marche à l’affût des paroles

***

Prends-moi

 vers une tour dominant les colombes

Prends-moi et marche

… vers la mer

Nous ouvrirons les chemins  

***

Prends-moi vers le troupeau des peuples

Rétablir le royaume du poème

Loin de loups voraces

Redistribuer les rues du pays

  Ouvrons les portes

…au soleil nouveau

Et aux amis

***

Prends-moi

 vers un pays –comme Dieu-

Qui verse le poème dans les ruines ?

Car le Dieu de tous,

 comme le beau pays

Poursuit fidèlement sur les tribunes

Les traces du poème

Et la terre attend encore les décombres

Comme une femelle

Assiégée par la fièvre des femmes.                                                   Laisse-moi la parole p.15

 

Oiseau du paradis  

Un enfant se repose sur mon bras

Et demande ou est le pays ?

Le chemin mène vers un amas de cendres

Le vent porte l’odeur des mots

Et un chat malheureux

Et les nouvelles de quelques femmes…et un voleur…

Mon fils a reposé sa tête sur moi et dit :

 -Me vois-tu une issue ?

 -M’as-tu imaginé un brasier et des braises ?

Tu n’as pas goûté encore à cette patrie Bleue…

Bleue et amère

Il a dit des choses dans ma vision virtuelle

A escaladé…

Les routes trompeuses sont devenues des serpents

Et le désir nostalgique a défié mes pas

S’est endurci en moi

La terre est-elle une bombe

…ou un cercle orbital ?

Mon fils a-t-il voulu que je le perde

Ou a-t-il allumé un cierge

Et détruit le royaume de l’obscurité ?                   Amertume du sucre p.67

 

Traduit par Dr. Othman Ben Taleb  

 

 

 

 

Le monde était boiteux

1)      Lahay

Comme provoquant le sud

Et une autre séduisant le nord

Et entre les deux une plume

 Qui savoure son jeu

Comme une femelle maîtrisant la grâce

Quand le vent souffle elle se penche

Et quand la justice se tait elle se tend

Instable…

Elle essaye les sonorités des langues

Poursuit le visage des juges

Et observe les regards des passants

Cherchant un témoin improbable 

Et s’il ne vient pas

La justice tombe

Elle crie…mon dieu

Je n’ai pas mis le sud

As-tu élevé le nord ?

2)  alkods  (Jérusalem)

Dis-le….  Et meurs

O  aube de la vie qui ne s’est pas levé

O toi la fin de la peine gracieuse

O toi cœur généreux qui n’a pas supporté

Dis –le 

Remue le terre immobile

O toi semence des orages ..et donne ta pluie

Le vent arrive

Il viendra sans doute

Avec la poussière et le tonnerre

Avec l’hiver

L’hiver viendra …

Avec le soleil aux traits pâles

et le printemps se réveillera de sa douleur silencieux

Dis-le …et marche

Toutes les belles ont leur discours élogieux

Maintenant tu sais la réponse de Dieu

Tu sais ce qui se passe ..et comment

Tu compte toutes les peines subies

 Et les barbaries

Sois comme elle …un rêve qui vient vers toi

De tous les minarets …

     Comme une vision

Cueille les étoiles de la terre

Et sème-les comme tu veux

Des coupoles à ta droite..

                       Et continue

3)  Assemblée   

Des lèvres sur la lettre  M

Des lèvres sur la lettre B

Louange  à Dieu

 qui a appris aux hommes

  L’art des mots

Et a inspiré aux gens

D’ignorer la dignité des poètes

Des lèvres sur la lettre M

J’ai vu des rues silencieuses

 Les orateurs et les ambassadeurs

J’ai loué Dieu 

qui a envoyé  des colombes

Très loin …pour pondre

Elles ont pondu l’éclosion d’ailes de paix

Et quelques lèvres sur la lettre B

Louange à  Dieu

 qui a inspiré  aux poètes de briser la bride

Les lettres passant comme des soldats bien rangés

Tantôt trottant dans la gorge

Tantôt s’en allant vers

L’assemblée des grands

Leurs tarbouchs s’inclinent alors de honte

A l’arrivée des poètes

Et quand dense le palais et le buste

Les verres tournent

A la santé de langues

. .qui ont oublié

 la lettre........ .............. B  

Du trou du monde

Le monde paraît plus vaste

Si je perds ma mémoire

Mais Chaque matin se lève ma tragédie

Chaque matin

Se brise ma fenêtre

Et le soleil se pointe comme un voleur

Mes paupières m ‘ouvrent

Le feu me réveille

Et je vois le monde plus

   Etroit

       Qu’il m’en   faudrait                                                            

 

 

 Ma fiancée

Toute seule,

Dans l’immense rivière

De rêve et de tendresse

Elle s’est endormie

Me laissant au bord du lit

Comme un soldat solitaire

Prisonnier de mon poème

Puisant du fond de moi-même

Le mot inédit

Rien n’empêche ma fiancée

de filer

Ni mon âme, ni mon calme

Ni mes lèvres enflammées

Par les bouts de cigarettes

Tous les soirs elle répète :

Va chasser tes poèmes

Au delà de mon royaume

Et dés qu’elle se réveille

Du cœur de ma poésie

Elle sera comme toujours

Enragée de jalousie../  

 TRILOGIE DES QUEUEx

PREMIERE QUEUE

 Pauvre chien

Insulté par les enfants

Et pourtant

Il est fidèle et innocent

Le chien s’échappe

Et les enfants le suivent en aboyant

Brusquement

Il tient sa queue et l’arrache

Pour en faire des moustaches

AUTRE QUEUE

La belle femme voudrait

Porter la queue du renard

« elle voudrait un foulard »

Elle  invite le renard pour jouer

Mais il comprend qu’elle est menteuse

Jette sa queue autour du cou

Et lui montre ses canines

QUEUE COMPLETE

L’homme le plus élégant

Debout comme un portier

Fouille sous ses vêtements

A la recherche d’un nom , d’une clef ,

 D’un numéro

Cet homme si orgueilleux s’interroge

Pourquoi est-il sans queue ?

Oh mon dieu !

L’homme figé comme un bâtiment

Se convertit en une queue

Et se serpente derrière  UN HOMMES

 

 

Sueur  irakienne

 

Qui pourrait  m’emmener

la dernière braise mourrante ?

Ou l’ultime mèche brûlante

Qui pourrait retourner les vents ?

La millième calamité est passée

Et la mère des affligés

S’est livrée à ses larmes

Qui pourrait me rendre la raison ?

Il ne me reste plus le temps

Pour sculpter la réponse

Notre selle est délaissée

Et cette maudite langue de chien de chasse

Maîtrise bien ses aboiements

Les sueurs de l’Irak sont perdues

 en vapeur

Et pourtant….

Il n’y a  jamais de sang sans blessure

***

Ce sont là les cimetières

Marchons-nous sur nos frères ?

Des cadavres empilés

Marchons-nous sur nos frères ?

Des cadavres empilés

Alors combien l’Irak a-t-il sacrifié ?

Et pourtant il est fier de ses dons

Pour qu’il reste

 dans ce monde de tyrans

Quelques fronts….

Quelques braises…..

Quelques mèches de fierté  ./.